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Le cor des alpes

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Le cor des Alpes, utilisé initialement pour communiquer à moyenne distance en montagne, est considérécor des alpes aujourd'hui comme instrument de musique à vent.

C'est un long cor en épicéa. Il est utilisé dans les Alpes, principalement par les Suisses et il est généralement en fa#/solb.

Mais on trouve des formes diverses de cor des Alpes un peu partout en Europe Centrale.


Il mesure environ 340 cm et se scinde en deux ou trois parties pour être transportable, mais certains peuvent mesurer jusqu'à 13 mètres.

On en trouve taillé d'une seule pièce dans un arbre dont la forme convenait (arbre poussant couché).

Il était utilisé pour prévenir un village d'un danger, ou pour appeler les villageois à l'église, car le son peut parcourir des longues distances, et faire des échos dans les vallées.

On le trouve aussi en Haute-Savoie où il servait au regroupement des vaches dans les alpages dans les anciens temps.

 

Dès sa création, par la longueur de son tube supérieure à celle des cors métalliques de l'époque, le cor des Alpes était un instrument avancé, musicalement parlant. Il aurait inspiré Brahms pour la mélodie de cor dans le finale de sa première symphonie.

 

Historique(à Berne): 

 

Après les troubles politiques de 1798, la ville de Berne se rapproche de sa campagne en invitant à la fête du 17 août 1805 trois mille citadins et campagnard ainsi que des hôtes de toute l'Europe dans la prairie d'Unspunnen, à Interlaken. C'est par cette fête, en effet, que les Bernois ont, d'une part, repris conscience de la nécessité de s'unir, de l'autre, qu'ils ont repris goût aux jeux des bergers: lutter, lever des pierres, jouer du cor des Alpes.

"Zur Ehre des Alphorns" ( A la gloire du cor des Alpes) fut la devise inscrite sur la médaille commémorative. La fête elle-même fut brillante mais, ce que l'eau-forte du miniaturiste F.N. König et la chronique attestent, deux joueurs seulement se produisirent au concours de cor des Alpes et remportèrent sans concurrence les deux prix: deux médailles et deux montons noirs.

En 1808 la fête des bergers fut renouvelée. Quant à la devise, l'on fit bien de remplacer le mot "Alphorn" par patrie "Zur Ehre der Heimat" parce qu'il n'y eut qu'un seul joueur de cor des Alpes à obtenir quelques succès.

L'artiste-peintre König nota dans son journal, en 1814, à l'occasion d'une promenade au canton de Berne: "Vom Alphorn sieht und höret man fast nichts mehr..." En effet, il fut nécessaire que le maire de Berne priât un jeune professeur de musique qui jouait du cor des Alpes comme Ingres de son violon d'enseigner le jeu de cet instrument. Des cours eurent lieu à Grindelwald en 1826 et en 1827; l'artiste-peintre G. Vollmar en fit d'ailleurs un tableau.

L'idée de sauver la tradition du cor des Alpes par l'enseignement donna naissance à l'instruction populaire qui ne se fait pas aux académies mais le dimanche après-midi dans les prés et les forêts. La confrérie des joueurs de cor des Alpes compte environs 1500 membres, citadins et campagnards, que s'exercent d'après des mélodies notées souvent dans des conditions difficiles, même dans les caves.

Le cor des Alpes sert non seulement d'instrument de musique, on le porte aussi de nos jours dans presque tous les cortèges suisses comme symbole national. Cette coutume de montrer le cor des Alpes dans les villes est représentée déjà en 1828 au cortège du carnaval de Rheinfelden et se retrouve à partir de 1833 dans les illustrations des fête des vignerons de Vevey.

 

 (source image: www.welchejcl.be ;Jean-Claude Welche)