Imprimer

Description du cor d'harmonie

on .

Note utilisateur:  / 8
MauvaisTrès bien 

 

Le cor d'harmonie ou cor français est un instrument à vent de la famille des cuivres.

Même s'il a un air de parenté avec le cor de chasse, le son de cet instrument est très différent. Il est tantôt majestueux et triomphant, tantôt doux et légèrement mélancolique. Le cor d'harmonie est présent dans les orchestres symphoniques, de nombreux ensembles de musique de chambre et dans les orchestres d'harmonie ; il est par ailleurs souvent sollicité dans les musiques de films héroïques.

En voici sa description: 

 

cor de facecor arriere

 

  1. Embouchure : Pièce en forme d'entonnoir, caractéristique des instruments de la famille des cuivres, sur laquelle le musicien pose les lèvres pour les faire vibrer.
  2. branche principale ou branche d'embouchure : début du tube du cor sur lequel se fixe l'embouchure.
  3. Patte d'oie (optionnel) : La patte d'oie permet de bloquer tout glissement de l'instrument dans la main, en prenant appui sur le coté de la main entre le pouce et l'index. Il existe un autre dispositif pour maintenir l'instrument : le crochet (voir ci dessous). La patte d'oie n'est présente que sur les cors modernes.
  4. Palettes : touches sur lesquelles le corniste pose ses doigts. Par un système de tringlerie, les palettes permettent d'actionner les pistons. Les palettes ne sont présentes que sur les instruments ayant des pistons rotatifs ou viennois.
  5. Crochet (optionnel) : second dispositif, avec la patte d'oie, servant à tenir l'instrument. Il empêche l'instrument de glisser en le retenant au petit doigt. L'apparition du crochet est plus ancienne que celle de la patte d'oie, et remonte aux premiers cors chromatiques.
  6. Barillets : Pour être plus précis il s'agit de pistons rotatifs. Le barillet est la partie tournante du piston rotatif (non visible).
  7. Clé d'eau (optionnel) : il s'agit du petit clapet permettant de vider l'eau rapidement. Il tient sans doute son nom par analogie avec les clés des clarinettes, hautbois et autres flûtes.
  8. Tonnerre : Il s'agit du début du pavillon. Le tonnerre est donc l'endroit où le tube s'évase, c'est-à-dire là où la conicité du tube, jusque là constante, se termine. Le diamètre du tonnerre joue sur le timbre de l'instrument.
  9. Pavillon : Extrémité finale du tube par laquelle le son sort. Le pavillon permet d'amplifier le son. Certains pavillons peuvent être dévissables, ce qui facilite le rangement et le transport de l'instrument. Les pavillons peuvent être aussi décorés :
    • d'une peinture à l'intérieur.
    • à l'extérieur par l'ajout d'une guirlande gravée.
  10. Pompes : Section de tube amovible (pour affiner l'accord et pour vider l'eau), mise en jeu par l'ouverture des pistons. Elles sont au cor à pistons ce que les tons sont au cor naturel. A ne pas confondre avec les coulisses d'accord.
  11. Coulisses d'accord : parties de tube mobiles permettant l'ajustement précis de la longueur du tube, c'est-à-dire de l'accord de l'instrument. Sur les cors naturels et sur les cors simples on ne trouve qu'une seule coulisse d'accord. Sur les cors doubles on en trouve soit :
    • trois : une coulisse pour l'accord général, une pour le cor en fa, une pour le cor en Sib
    • deux : une pour le cor en fa, une pour le cor en Sib.
      A ne pas confondre avec les pompes


Le corniste produit les notes de la gamme par vibration des lèvres sur l'embouchure. Sa main gauche active trois (quatre ou cinq) palettes (ou plus rarement pistons), pour changer la hauteur du son. La main droite est placée dans le pavillon pour soutenir l'instrument. Elle permet aussi de corriger la justesse, ou d'effectuer des sons bouchés. L'instrumentiste peut être amené aussi à utiliser une sourdine pour atténuer les sons.

Il existe différents types de cor d'harmonie :

  • Le cor simple (3 pistons) (en Fa, Sib ou Mib)
  • Le cor double (4 pistons) (en Fa/Sib).
Le pouce se voit doté d'un 4ème piston permettant de muter l'accord général de l'instrument d'une quarte. Suivant le goût des cornistes, l'action du pouce peut être ascendante ou descendante. Il s'agit d'une combinaison de deux cors simples, l'un en Fa et l'autre plus aigu en Sib. Le cor double en Fa/Sib est le type de cor d'harmonie le plus fréquent.
Certains cors doubles sont en Fa / La (pouvant être modifié en Fa/Sib).
Il existe également des cors doubles ascendants (Fa / Sib) qui ont un troisième piston ascendant. Ils sont plutôt rares de nos jours.
  • Le cor triple (5 pistons) (en Fa/Sib/Fa aigu)
Les 4ème et 5ème pistons sont actionnés alternativement par le pouce. Ils permettent d'obtenir un cor en Fa aigu, à l'octave supérieure du cor simple en Fa. Il s'agit d'une combinaison du cor double Fa/Sib et d'un cor plus aigu en Fa.

L'utilisation cor en Fa aigu ne facilite pas le jeu dans l'aigu mais sécurise l'émission des notes dans ce registre (moins de risques de « taper à côté »).

La longueur maximale du tube avoisine les 5 mètres. Certains modèles ont le pavillon dévissable, ce qui en facilite le rangement et le transport. Les pistons sont rotatifs.